Au sein de l'atelier typographique, nous avons monté une exposition d'exception.
Cet été, nous vous invitons au rêve à travers l'univers poétique du graveur buriniste Serge Marzin.
Venez découvrir sa passion, ses techniques et ses illustrations révélées au burin, ustensile des orfèvres,
qui danse avec une infinie précision sur le bois et sur les métaux, pour y creuser l'empreinte immémoriale racontant des histoires et des motifs.
Dans la première partie de l'exposition, vous allez découvrir l'univers de Marcel Aymé à travers une histoire imaginaire inspirée de sa nouvelle Le Passe-muraille.
Cette histoire, intitulée La Fille du Passe-muraille, vous fera vivre l'aventure de Garou-Garou à travers les yeux de son enfant.
La nouvelle originale de Marcel Aymé ayant été écrite en 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, vous voyagerez dans le passé grâce à une scénographie et une mise en scène poétiques qui regrouperont des objets d'époque.
Cette exposition vous parlera également des murs en abordant trois thèmes :
Ce sera une occasion unique de prendre du recul et d'avoir une réflexion sur la place de tous ces édifices à notre époque.
Que représente votre métier d'artiste-graveur pour vous, Serge Marzin ?
« Je suis un artisan d'art de la matière et du temps. Comme le poète, la nature et cet esprit contemplatif m'invitent au rêve.
Chaque geste est mesuré, car chaque trait est une promesse de permanence.
Mon métier est une éloge de la lenteur car là où ce monde s'agite, je prends le temps, celui de l'homme originel.
J'inscris la patience sur mes matrices et je grave la persévérance. Sous mes doigts, le bois me révèle son âme et le métal ses reflets et l'impression de mes matrices rend à chaque gravure le fait d'être unique, porteuse de sens et d'un savoir-faire ancestral.
Je travaille à l'envers du monde dit moderne, sans hâte et sans supercherie. Seul le plaisir chaque jour renouvelé de cette rencontre entre cette main experte et cet outil savamment affûté. Cette alchimie qui révèle d'une matière qui attend, depuis des siècles, d'être transformée en une œuvre intemporelle. »
Cartes de vœux d'un maître-graveur
Fond documentaire de Mme Faugier, nièce de Jean Chièze qui a fait don de pièces inédites !
Rendez-vous à l'espace détente pour déguster des boissons (jus, infusions)